Alors que cet allègement fiscal était demandé depuis plusieurs années (juin 2002 !) et déjà promis par Jacques Chirac lorsqu’il était président, son entrée en vigueur a été avancée au 1er juillet 2009 (au lieu de janvier 2010) à l’occasion des Etats Généraux sur la Restauration qui se sont déroulés fin avril.
En contrepartie, pour contrer la perte de 3 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, le gouvernement demande à la profession de s’engager sur plusieurs points : réduction des prix pour le consommateur (en moyenne 11,8% sur les cafés, plats du jour et menus plat-dessert), création d’emplois (40 000 en deux ans et amélioration en terme de rémunération, formation et protection sociale) et augmentation des investissements dans le cadre de la modernisation d’entreprise.
Et pour ne rien laisser au hasard, ces efforts devant être réalisés par les restaurateurs seront « surveillés » pour un Comité de suivi. Alors n’oubliez pas de réajuster vos cartes et menus mais aussi de re-paramétrer vos appareils de caisse. Pour retrouver les modalités exactes des obligations vous pourrez consulter le rapport des états généraux qui reprend entre autres les produits sur lesquels la baisse de TVA doit être impérativement répercutée.


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Le silence des responsables de notre profession à ce sujet est assourdissant ! Les guerres de tranchée de nos syndicats pitoyables !
Je n’entends personne dire qu’aujourd’hui, cette baisse de TVA ne compense pas la baisse de chiffre d’affaires de nombreux établissements qui se demandent, en ce moment, si les banques vont jouer le jeu pour leur permettre de passer l’hiver.
Je n’entends personne dire qu’en cette période de crise notre secteur a maintenu ses emplois, il en a même créé. Bien sûr, pas autant que ce que l’on avait espéré mais il faut quand même aller voir ce qui se passe autour de chez nous et dire que dans certains pays comme l’Espagne les effectifs ont été réduits de manière drastique !
Je n’entends personne dire que malgré cette conjoncture très difficile l’industrie du tourisme reste l’un des moteurs de notre économie et que nos entreprises ne sont pas délocalisables